MPSI, MP2I, PCSI, PTSI, BCPST, ECG, ECT, D1, D2, hypokhâgne, khâgne A/L et B/L, PASS et LAS, Dauphine, collèges de droit et d'économie, doubles licences, CMI, CPES, écoles d'ingénieurs et de commerce après le bac : les formations sélectives de Parcoursup ne se choisissent pas au moment des vœux. Elles se préparent dès la seconde, par le choix des spécialités, et se gagnent sur un dossier construit pendant deux ans.
Inscription gratuite · Aucune carte bancaire requise · Bilan d'orientation offert
Parcoursup distingue deux familles de formations. Les formations non sélectives — les licences générales, les PASS — doivent en principe accueillir tous les candidats, et n'établissent un classement que si les demandes dépassent les places. Les formations sélectives — classes préparatoires, BUT, BTS, écoles, IFSI, doubles licences, parcours d'excellence — recrutent sur dossier : une commission d'examen des vœux lit chaque candidature, la note, et classe.
La conséquence est simple et beaucoup de familles la découvrent trop tard : devant une formation sélective, le secteur géographique ne joue aucun rôle. Habiter l'académie n'apporte rien. Seuls comptent les bulletins, les spécialités suivies, les appréciations, la fiche Avenir et le projet de formation motivé.
« Très sélectif » n'est pas une catégorie officielle : c'est la façon dont on décrit les formations dont le taux d'accès est faible, parfois inférieur à 10 %. Les CPGE des lycées les plus demandés, les licences de Dauphine, les collèges de droit et d'économie, Sciences Po, les doubles licences de Panthéon-Sorbonne ou d'Assas en font partie. Sur Parcoursup, chaque fiche formation affiche son taux d'accès de l'année précédente : c'est l'information la plus utile de la fiche, et la moins lue.
Construire une liste de vœux composée uniquement de formations très sélectives. Un dossier excellent n'est jamais une garantie : les places sont peu nombreuses et les commissions arbitrent entre des candidatures très proches. Une liste solide mêle des vœux ambitieux, des vœux cohérents et au moins une formation où l'admission est raisonnablement assurée — y compris une licence non sélective de secteur, qui reste la seule porte réellement ouverte.
Deux ans, un concours au bout, et cinq portes d'entrée selon le profil de l'élève. La première année détermine les secondes années accessibles, donc les écoles visées : c'est le choix qui engage le plus.
La voie la plus mathématique. Un rythme exigeant dès septembre, et le socle des écoles d'ingénieurs généralistes.
La plus récente des prépas scientifiques. Elle ajoute une informatique théorique et pratique substantielle au socle MPSI.
L'équilibre entre physique et chimie, avec une place réelle pour l'expérimental. La voie la plus fréquentée.
La voie où la mécanique et l'ingénierie pèsent le plus lourd. Souvent moins demandée, donc plus accessible à dossier égal.
La prépa du vivant : elle mène aux écoles d'agronomie, aux écoles vétérinaires, aux ENS et aux écoles de géologie.
Réservées aux bacheliers technologiques : TSI pour les STI2D et STL, TB pour les STL et STAV, TPC pour les STL physique-chimie.
La classe ATS (adaptation technicien supérieur) permet à un titulaire de BTS ou de BUT de rejoindre une école d'ingénieurs ou une école de management en un an. C'est la voie que nous examinons avec les élèves pour qui la CPGE directe après le bac serait une mauvaise idée, mais dont l'ambition d'école reste entière. Elle existe en version scientifique comme en version économie-gestion.
Elles mènent aux écoles de management, mais aussi aux ENS — et deux d'entre elles, les prépas D1 et D2, combinent la classe préparatoire avec une inscription à l'université. Peu de familles connaissent cette possibilité.
La prépa des écoles de management, depuis la réforme construite sur des options que l'élève combine :
Réservée aux bacheliers STMG, elle mène aux mêmes écoles par des épreuves adaptées et des places dédiées.
La seule prépa qui enseigne le droit. L'élève est inscrit en parallèle en licence de droit à l'université, où il passe environ trois jours par semaine, et suit le reste en lycée : droit civil, économie, langues, méthodologie.
Même principe, orientation différente : l'élève est inscrit en licence d'économie-gestion, environ deux jours par semaine à l'université, et suit en lycée mathématiques, statistiques, analyse monétaire et politique économique.
Les places aux ENS se comptent en dizaines par an sur toute la France. Viser une prépa D1 ou D2 pour l'ENS seule serait déraisonnable. En revanche, comme voie exigeante menant à une licence solide, à des masters sélectifs et aux concours des écoles de management, elles méritent d'être connues — et elles conviennent particulièrement aux élèves attirés par le droit ou l'économie sans vouloir renoncer à l'université.
La première année s'appelle officiellement « lettres supérieures » — tout le monde dit hypokhâgne. La deuxième s'appelle « première supérieure » — tout le monde dit khâgne. C'est en entrant en khâgne que l'élève choisit sa voie.
Un tronc commun exigeant et volontairement large : français, philosophie, histoire, langues anciennes et vivantes, géographie. On n'y choisit pas encore sa spécialisation ; on découvre ce qu'on aime vraiment.
La voie des lettres au sens plein : littérature, philosophie, histoire, langues anciennes. Elle prépare le concours de l'ENS de Paris et ouvre, par la banque d'épreuves littéraires, des écoles de management, des IEP, le CELSA, des écoles de traduction et de journalisme.
La khâgne qui garde les mathématiques. Philosophie, littérature, histoire, sciences sociales et mathématiques : un profil rare et très recherché, qui ouvre les ENS, les écoles de management, les IEP et des masters d'économie exigeants.
Une voie confidentielle et exigeante, tournée vers l'histoire, les langues anciennes et les sciences du patrimoine. Elle mène au métier de conservateur, aux archives, aux bibliothèques et à la recherche historique.
« Ça ne mène qu'à l'enseignement. » C'est faux depuis longtemps. La banque d'épreuves littéraires ouvre l'accès à des écoles de management, aux instituts d'études politiques, à des écoles de communication, de journalisme, de traduction et de management culturel. Une hypokhâgne donne aussi des équivalences universitaires : un élève qui arrête après un an ou deux repart avec des crédits validés, pas avec rien.
Depuis la suppression de la PACES, l'accès aux études de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie passe par deux chemins qu'il faut choisir en connaissance de cause.
Une année majoritairement consacrée à la santé, avec une mineure dans une autre discipline. En cas d'échec, l'élève ne redouble pas : il poursuit dans la mineure choisie et pourra retenter sa chance par une LAS. Le choix de cette mineure est donc une décision stratégique, pas une formalité.
Une licence classique — droit, biologie, psychologie, STAPS, économie… — assortie d'une mineure santé. L'élève construit d'abord un diplôme universitaire, et tente l'accès aux études de santé en parallèle. La charge de travail reste considérable.
Médecine, maïeutique (sage-femme), odontologie (dentaire), pharmacie et kinésithérapie. Les places sont fixées par université et par filière : le nombre d'admis ne dépend pas seulement du niveau, mais de la capacité d'accueil locale.
Pour la voie santé, trois combinaisons de spécialités seulement tiennent la route : mathématiques et physique-chimie, physique-chimie et SVT, ou mathématiques et SVT. Rien d'autre. C'est une décision qui se prend en fin de seconde, deux ans avant Parcoursup, par un élève de quinze ans qui n'envisage pas encore la médecine — et c'est précisément pour cela qu'un accompagnement précoce change les choses.
On croit souvent que l'université n'est pas sélective. C'est faux pour une partie entière de son offre : certaines licences recrutent sur dossier avec des taux d'accès comparables à ceux des CPGE, et restent largement méconnues des familles.
Dauphine est un grand établissement : ses licences recrutent sur dossier via Parcoursup, avec un niveau d'exigence en mathématiques élevé. Elle propose aussi des doubles diplômes et des parcours internationaux. C'est l'une des formations universitaires les plus demandées de France.
Plusieurs universités — Paris-Panthéon-Assas, Panthéon-Sorbonne et d'autres — proposent, en plus de la licence classique, un parcours d'excellence sélectif : cours supplémentaires, séminaires, effectifs réduits, tutorat. Même diplôme à l'arrivée, mais une formation nettement plus dense et un signal fort pour les masters.
Droit et histoire, droit et économie, économie et mathématiques, mathématiques et informatique, droit et langues, histoire et histoire de l'art : les doubles licences (ou bi-licences) permettent de mener deux cursus de front.
Porté par le réseau Figure dans une vingtaine d'universités, le CMI est un parcours renforcé de cinq ans — licence puis master — avec davantage d'heures, de projets et de recherche, et des stages obligatoires. Une alternative universitaire à l'école d'ingénieurs, sélective à l'entrée.
La CPES est une classe préparatoire aux études supérieures pluridisciplinaire, adossée à une université ou à un établissement comme PSL. Le CUPGE est un cycle universitaire préparatoire aux grandes écoles : l'esprit de la prépa, dans le cadre universitaire, avec les crédits qui vont avec.
Une licence adossée à un lycée pour les élèves qui se destinent à l'enseignement en primaire : cours à l'université et au lycée, stages d'observation dès la première année. Recrutement sur dossier.
Sciences Po Paris recrute via Parcoursup selon une procédure spécifique combinant examen du dossier, épreuves écrites et oral d'admission. Le réseau des IEP de région organise de son côté un concours commun. Ce sont des candidatures qui se préparent sur plusieurs mois, pas sur quelques semaines — et où le projet de formation motivé et l'oral pèsent autant que les notes.
Toutes les grandes écoles ne passent pas par une classe préparatoire. Une partie recrute dès le bac, sur concours ou sur dossier, pour un cursus en cinq ans.
C'est la décision la plus lourde de conséquences de toute la scolarité au lycée, et elle se prend deux ans avant Parcoursup. Voici, voie par voie, ce que les commissions d'examen des vœux attendent en pratique.
| Voie visée | Spécialités attendues en terminale |
|---|---|
| MPSI · MP2I | Mathématiques, plus physique-chimie, NSI ou sciences de l'ingénieur. Maths expertes vivement conseillées. |
| PCSI | Mathématiques et physique-chimie. |
| PTSI | Mathématiques, plus physique-chimie ou sciences de l'ingénieur. |
| BCPST | Mathématiques et SVT, ou mathématiques et physique-chimie. Les trois ensemble constituent le profil idéal. |
| ECG, option maths approfondies | Spécialité mathématiques conservée en terminale, maths expertes fortement conseillées. |
| ECG, option maths appliquées | Mathématiques, ou au minimum l'option mathématiques complémentaires. |
| ECT | Réservée aux bacheliers STMG. |
| Hypokhâgne A/L | Aucune spécialité imposée. HLP, HGGSP et LLCER forment le profil le plus lisible. |
| Khâgne B/L | Mathématiques indispensables, avec une spécialité de sciences humaines (SES ou HGGSP). |
| Prépa D1 | Profil équilibré : SES ou HGGSP, mathématiques recommandées. |
| Prépa D2 | Mathématiques et SES. |
| PASS et LAS santé | Maths et physique-chimie, ou physique-chimie et SVT, ou maths et SVT. Aucune autre combinaison. |
| Dauphine | Mathématiques, en pratique indispensables. |
| Doubles licences droit-économie | Mathématiques et SES, ou HGGSP selon la composante. |
| Écoles d'ingénieurs après le bac | Mathématiques, plus physique-chimie, NSI ou sciences de l'ingénieur. |
| Sciences Po et IEP | Aucune spécialité imposée. HGGSP et SES sont les plus fréquentes. |
Ce tableau décrit ce qui est attendu en pratique, pas une réglementation. Chaque formation publie ses propres attendus sur sa fiche Parcoursup : nous les vérifions un par un avec l'élève avant de valider une liste de vœux.
Un dossier pour une filière très sélective ne se rattrape pas en mars. Il se construit sur deux ans, et il se joue autant sur la cohérence que sur les notes.
Ce sont quatre premières années de prépa scientifique, qui diffèrent par leur équilibre entre disciplines. MPSI est la plus mathématique, MP2I y ajoute une informatique substantielle, PCSI équilibre physique et chimie, PTSI donne le plus de place à l'ingénierie et à la mécanique. Le choix détermine les secondes années accessibles — MP, MPI, PC, PSI ou PT — donc les écoles visées. Il se fait sur le profil réel de l'élève, pas sur la réputation d'une voie.
C'est une voie différente, pas un lot de consolation. La BCPST mène aux écoles d'agronomie, aux écoles vétérinaires, aux ENS et à la géologie. Pour un élève passionné par le vivant mais que le format de la première année de santé n'attire pas, c'est souvent un meilleur choix — et nous le proposons régulièrement à des élèves qui n'y avaient jamais pensé.
Ce sont des classes préparatoires qui combinent des cours en lycée et une inscription à l'université. En D1, l'élève prépare l'ENS Rennes et suit en parallèle une licence de droit — c'est la seule prépa à enseigner le droit. En D2, il prépare l'ENS Paris-Saclay et suit une licence d'économie-gestion. Dans les deux cas, même sans l'ENS, le diplôme universitaire est validé : le filet de sécurité est réel, ce qui les distingue des autres prépas.
L'hypokhâgne est la première année, commune à tous. La khâgne est la deuxième, et c'est là que l'élève choisit : A/L pour la voie classique tournée vers l'ENS Ulm, LSH pour l'ENS de Lyon, B/L pour « lettres et sciences sociales », qui conserve les mathématiques. La B/L suppose d'avoir gardé la spécialité mathématiques en terminale — c'est la contrainte la plus souvent découverte trop tard.
Le PASS consacre l'essentiel de l'année à la santé avec une mineure ; la LAS est une licence classique avec une mineure santé. Le PASS convient à un élève sûr de son projet et capable d'un rythme très soutenu. La LAS convient à celui qui veut construire d'abord un diplôme qui l'intéresse. Dans les deux cas, le choix de la discipline associée est décisif : c'est elle qui portera l'élève si la santé ne se concrétise pas.
Pour un élève qui a réellement deux centres d'intérêt et une grande capacité de travail, oui : deux diplômes, deux réseaux, et un profil rare pour les masters. Pour un élève qui les choisit par prestige ou par indécision, c'est un piège — la charge est proche de celle d'une prépa, sans le cadre. C'est exactement le genre de décision que nous examinons à partir des bulletins et du rapport au travail, pas de l'ambition affichée.
Non. Le secteur géographique ne s'applique qu'aux licences non sélectives, aux LAS et au PASS. Devant une formation sélective — CPGE, BUT, BTS, école, double licence, collège de droit — seul le dossier compte. Un élève de province a exactement les mêmes chances qu'un Parisien devant une prépa parisienne, à dossier égal.
Non, mais il faut regarder la situation en face et vite. Selon la voie visée, il existe des passerelles : option mathématiques complémentaires, réorientation vers une voie proche, prépa en un an après un BTS ou un BUT, CUPGE. Le pire est d'attendre le mois de mars pour découvrir qu'un vœu était impossible. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous accompagnons dès la seconde.
Il n'y a pas de chiffre universel, mais une règle : aucune liste ne doit être composée uniquement de formations à faible taux d'accès. Nous construisons chaque liste en trois strates — ambitieuse, cohérente, sûre — et nous vérifions le taux d'accès de chaque formation avant de valider. C'est ce travail qui évite les mois de juin difficiles.
Notre accompagnement va de la 3e à l'été du bac. Pour un élève en cours de prépa, la question relève davantage du soutien disciplinaire, qui n'est pas notre métier. En revanche, nous accompagnons les élèves de terminale qui hésitent à s'y engager, et ceux qui doivent arbitrer entre une prépa et une autre voie une fois les réponses Parcoursup arrivées.
Commencez par le test d'orientation — il est gratuit et ne demande pas de créer de compte. Nous regarderons ensuite ensemble, à partir des bulletins et des spécialités, quelles voies sélectives sont réellement à portée, et lesquelles demandent un autre chemin.
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